Ô Gravel Occitanie 600 2026, genèse d’une trace … Also in english

La trace de l’Occitanie 600 2026 mijote encore, les grandes lignes ont été fixées, les premiers ingrédients choisis, dosages à régler … Il reste quelques passages à vérifier avant de finaliser la trace que je vais envoyer aux participants de l’Occitanie 2026, le 1er avril … Ce ne sera pas un poisson, trop gros …

Avant de travailler concrètement sur un tracé dans des coins que je connais moins, je fais toujours d’abord des recherches sur les sentiers de randonnée existants (GR, GRP ou PR), les voies vertes (sur le site dédié de l’AF3V des Véloroutes et Voies Vertes de France https://www.af3v.org/les-voies-vertes/carte-du-schema-national-des-veloroutes-et-voies-vertes/), les coins touristiques, patrimoniaux ou naturels répertoriés, etc.
Je trace ensuite sur Openrunner, en alternant les fonds de carte : IGN, Opencylemap, vues satellites (le petit bonhomme de Streetview est aussi très utile pour voir si un chemin est ouvert, fermé par un portail, privé). La connaissance géologique des terrains permet aussi d’évaluer le type de terrain que je vais rencontrer : très caillouteux, sec, terreux, etc. Je regarde aussi les pourcentages des pentes pour voir si je persiste sur le tracé ou si j’essaie de contourner quand c’est possible (je le fais pour les montées, j’avoue moins regarder pour les descentes, j’aime bien le Gravel enduro …).

Je pars pour trois jours pour rallier quelques coins où je souhaite faire passer les participants, c’est aussi une façon pour moi de participer à l’évènement pas seulement en tant qu’organisateur mais de partager doublement l’aventure, je prends beaucoup de plaisir à savoir les participants à notre raid d’ultra-distance passer là ou là, à leur réserver quelques surprises à la sauce Ô Gravel : un site magnifique, un passage ardu, un itinéraire pas habituel pour arriver sur un site connu, etc.
Façon aussi d’être crédible : bien sûr, si je participais à l’aventure je ne la terminerais pas aussi rapidement que certaines formules 1 qui s’y engagent mais je peux dire « J’y suis passé moi aussi, chargé, je sais de quoi je parle » …

Je l’écris souvent, la vitesse moyenne n’est pas une donnée importante pour moi (sauf si je dois prendre un ferry pour traverser la Gironde, un train ou si je dois honorer un rendez-vous familial ou d’une autre sorte…), le plaisir de rouler, de regarder autour de moi (j’aime rouler de nuit aussi, que puis-je y voir me direz-vous ? Ce que balaye mon éclairage est suffisant pour se faire une idée et ouvre grandes les portes de l’imaginaire) prime, et je peux rouler assez longtemps, le kilométrage en fin de (longue) journée peut donc être conséquent…

Je pars avec la tente, le soleil est annoncé accompagné d’une hausse des températures, quel plaisir de planter la tente pour un bivouac sauvage dans ces conditions, en hiver, il est vrai vers la mer, je sais déjà où j’aimerais faire le premier bivouac, on verra, le hasard peut réserver de belles surprises, cela a souvent été le cas dans mes voyages à vélo … Je pars chargé, plus que si je devais aborder cette balade de façon chronométrée, chargé et autonome, je n’ai tout de même pas pris cette fois ma petite boîte de cassoulet (William et Dominique, si vous lisez ces lignes …), j’ai de quoi m’alimenter car certains coins sont particulièrement sauvages … Je veux aussi tester un petit chauffage soufflant que je viens d’acquérir, il ne fera pas trop froid mais je pourrai le tester, efficace …
Je pars aussi avec un de mes livres actuels de chevet (je lis toujours 2 ou 3 livres à la fois ou en alternance) : « Arpenter le paysage – Poètes, géographes et montagnards » de Martin de la Soudière, livre que j’ai déjà eu l’occasion de citer.
Deux citations extraites :
« Le seul véritable voyage, le seul bain de Jouvence, ce ne serait pas d’aller vers de nouveaux paysages, mais d’avoir d’autres yeux. De voir l’univers avec les yeux d’un autre, de cent autres, de voir les cent univers que chacun d’eux voit, que chacun d’eux est. » Marcel Proust, À la recherche du temps perdu. La Prisonnière.
« La géographie (comme l’histoire) est une fable de qualité quand le narrateur nous dit avec talent ce qu’il a cru voir. Comme il a des qualités graphiques, il dessine avec netteté des paysages. En vous rendant parfois sur place, vous vous rendez compte que vous n’avez pas eu affaire à un menteur ou un conteur habile. […] Si le paysage réel vous déçoit, vous en êtes quitte à admirer le talent du dessinateur et vous admettez que vous n’avez pas su le voir comme lui. » Pierre Sansot, La France sensible

Départ donc de la gare de Mazamet pour monter en Montagne Noire. Le train comprenait une rame spéciale vélo : de quoi garer au moins 12 vélos au sol et pas suspendus, des sièges à côté des vélos, pas mal. Cette rame circule sur les lignes de la région Occitanie, voir son calendrier :

https://www.lio-occitanie.fr/je-me-deplace-a-velo/train-velo-un-train-special-pour-le-cyclotourisme-en-occitanie

Certains passages seront au programme de l’Occitanie, d’autres serviront de liaison ou je profiterai d’être par là pour y passer.

Je choisis la montée depuis Albine par la superbe forestière qui mène au Roc d’Albine puis au Plo d’Enbayle, au Col de la Salette, à la Serre d’Alaric, superbe piste et superbes vues sur les vallées et les Pyrénées.

De premiers arbres couchés, Goretti et Nils (je connais un Nils, pourtant peu tempêtueux) ont fait de gros dégâts partout sur le territoire, un carnage végétal, ce ne sont pas seulement les vieux arbres qui ont été touchés … Ce n’est pas bien grave si ça empêche un vélo de passer, je pense à la nature d’abord et à sa biodiversité, et bien sûr je pense aux sinistrés ou au tués … Je ne sais pas comment réagissent les animaux à ça, peut-être anticipent-ils et se mettent-ils à l’abri …
Un arbre, on arrive à passer dessous ou à côté, mais plusieurs arbres, c’est une autre histoire …
Gros problème à Sainte-Colombe au-dessus de Rieussec : je veux suivre la Forestière des Trois Boules pour rallier le Col des Deux-Aires au-dessus de Pardaillan. Je gare le vélo, ce sont des dizaines d’arbres couchés, entassés comme des fétus de paille … Je parcours plusieurs centaines de mètres et fais demi-tour, je ne sais pas s’ils seront dégagés en avril, donc gros changement de programme, je prends la Forestière (superbe) de la Boriette pour descendre vers le Col de la Benne et Saint-Pons-de-Thomières, j’abandonne l’option Saint-Chinian, je pense à un truc qui sera aussi très intéressant … Je connais la suite, je vais donc au plus court ou plus simple et m’engage sur la Passa Païs jusqu’à Bédarieux.

J’ai passé beaucoup de temps à vérifier si certaines pistes étaient bouchées, à essayer de passer, à passer un arbre, etc. Si la route n’est pas dégagée d’ici avril, il y aura un endroit où un petit bartassage sera obligatoire … Il va falloir que je vérifie aussi toute la portion entre Sorèze et le Pic de Nore …

J’arrive à Bédarieux assez tard, m’arrête pour manger une salade agrémentée de quelques protéines (c’est bien une salade !), d’une boisson sucrée, recharge mes bidons, m’équipe pour rouler de nuit sur la route pour une cinquantaine de bornes pour rejoindre l’étang de Thau à Mèze.

Je trouve juste avant Mèze le lieu idéal pour planter la tente : un prè avec un petit bosquet d’arbres où je m’installe dessous. Je plante toujours ma tente sous des arbres ou arbustes ou en lisière de forêt, le sol y est souvent plus sec et il n’y a pas de condensation ou d’humidité la nuit. La preuve, au matin, seule la toile d’entrée de tente est mouillée, elle dépassait de l’abri choisi.
J’essaie toujours en bivouac nature de trouver un coin discret, malgré cela j’attache toujours mon vélo avec son gros antivol (oui, ça pèse mais je dors tranquille).

L’Occitanie 600 2026 a pour sous-titre « Voir la mer », je verrai avec ce nouvel itinéraire à tracer et les kilométrages que cela va représenter si je proposerai comme initialement prévu le détour par Sète et le Mont Saint-Clair …

Incontournable là : le massif de la Gardiole pour ses jolies pistes et ses points de vie sur la mer ou les massifs. Massif prisé des randonneurs et vététistes. Sur la bonne trentaine que je vais croiser (c’est dimanche) seuls six sont en vélo exclusivement musculaire, VTTAE pour les autres, pas de commentaire, un constat, j’ai déjà écrit sur ce sujet.

Là, j’avais repéré un joli massif, plus haut, les collines de la Moure ou Montagne de la Moure, si vous ne connaissez pas vous comprendrez pourquoi le terme montagne n’est pas usurpé …
Montée infernale sur 1 km pour accéder au plateau, grosse pente, grosse caillasse, poussé-tiré du vélo chargé, je verrai si je laisse ça au menu de l’Occitanie … Le site est unique !

Il faut songer à obliquer vers l’Ouest pour revenir vers le point de départ, ça tombe bien il y a un magnifique rougier avec son joli lac au Salagou, je vais y arriver trop tard pour la session drone mais pas trop tard pour profiter de la couleur et du coucher de soleil.
Je continue le long du lac de nuit, superbe expérience, quelques pêcheurs de carpe sont installés le long du lac.

Les vents ont touché les arbres, la pluie a aussi inondé les champs, nombreuses routes de l’Hérault sont submersibles, j’ai pu passer à gué …

Il va falloir à songer à bivouaquer … Superbe opportunité au village médiéval de Le Puech : un jardin avec ses oliviers aménagé et offert à la commune par un particulier qui a acheté le terrain pour le garder inconstructible et en faire cet espace partagé. Il y a à côté un four à pain et un point d’eau, grand luxe !
Le vent s’est levé depuis un petit moment, il souffle maintenant fort, je vais installer la tente contre un des murs du jardin et sous un laurier-sauce, c’est parfait !
Merci Monsieur Bernard Kohn, propriétaire des lieux avec vos enfants, je note ici la citation d’Albert Camus que vous avez choisie pour présenter votre jardin :
« Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde.
La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas.
Mais sa tâche est peut-être plus grande.
Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. »
J’ose penser avoir honoré à ma façon votre joli jardin.

Je vais reprendre de la hauteur pour rejoindre la chapelle Saint-Amans au-dessus de Lavalette et basculer vers Dio, à la carte.

Nombreux sont les villages pittoresques aux bâtisses en pierre locale, d’origine médiévale.Le château de Dio remonte au XIème siècle, édifié à l’emplacement d’une place forte wisigothe.

Je veux rejoindre les Monts d’Orb (eux-aussi n’ont pas usurpé cette appellation de monts …), je passe à La Tour-sur-Orb pour une pause, manger, faire quelques provisions. Je rejoins le joli village médiéval de Boussagues.

De là, je vais à Graissessac au passé minier.

Plusieurs cols m’intéressent : Col de Serviès et Col de Layrac notamment …

Les panoramas depuis les sommets sont impressionnants : la nature à perte de vue, quelques éoliennes au loin, quelques maisons dans les vallées … Nul besoin de partir loin pour voyager et se sentir dépaysé ou seul au monde ! J’écris souvent à ce sujet, je milite pour le Graveltourisme « domestique », le tourisme dans ton pays d’origine, je ne peux m’empêcher de trouver une connotation très péjorative à cet adjectif « domestique » … Partout en France, on peut trouver de tels coins dépaysants …

Je sais ce que je vais proposer de là aux participants de l’Occitanie, il est temps pour moi de rentrer, je descends vers Mècle par une (encore) superbe route forestière et retourne chercher la Passa Païs, toujours sous le vent …

Je repars vers Saint-Pons-de-Thomières et Mazamet. Je m’arrête manger à Hérépian.

Dernier bivouac dans une cabane au toit restauré, pas de tente à monter. Pile à l’heure mardi matin pour le train en gare de Mazamet, l’idée de rouler toute la nuit pour rentrer à la maison m’a effleuré, pas longtemps, le vent soufflait de façon soutenue.

Encore deux jours prévus en mars pour aller confirmer certains passages, préparer le menu définitif et je pourrai annoncer « À table ! ».

Retour d’utilisation de produit (ce n’est pas du placement, j’ai payé ces godasses) … J’utilise des chaussures d’hiver GIRO Blaze. La chaussure est intégrée dans un chausson montant néoprène imperméable, très efficace, 20/20.
Sur cette reconnaissance, j’ai dû plusieurs fois poser le pied au sol et pousser mon vélo bien chargé, ça ne me pose pas problème, notamment sur des chemins très caillouteux et parfois bien pentus … Les semelles n’y ont pas résisté, c’était pourtant la première fois depuis que je les ai, que complètement bouffées 0/20, je marche sur les cales. Pour des chaussures estampillées VTT, ça la fout mal. J’avais eu le même problème avec des chaussures SUPLEST suisses (très haut de gamme) abîmées dès la première sortie un peu engagée (dans le sens « Tu vas pousser ou porter … »). Il serait bon que les marques précisent qu’il ne faut pas marcher avec ces chaussures, qu’elles sont destinées à rester attachées aux pédales … D’autant plus quand ce sont des chaussures plutôt haut de gamme …

Thierry

La trace / The track : https://www.visugpx.com/C44PZBMUL8

Ô Gravel Occitanie 600 2026, the genesis of a track… Also in French

The route for Occitanie 600 2026 is still being finalised. The broad outlines have been decided, the main ingredients chosen, and the proportions adjusted… There are still a few sections to check before finalising the route, which I will send to the Occitanie 2026 participants on 1 April… It won’t be an April Fool’s joke, that would be too big… Before actually working on a track in areas I am less familiar with, I always start by researching existing hiking trails (GR, GRP or PR), greenways (on the AF3V website dedicated to cycle routes and greenways in France https://www.af3v.org/ les-voies-vertes/carte-du-schema-national-des-veloroutes-et-voies-vertes/), tourist attractions, heritage sites, nature spots, etc.
I then plot my route on Openrunner, alternating between different map backgrounds: IGN, Opencylemap, satellite views (the little Streetview man is also very useful for seeing if a path is open, closed by a gate or private). Knowledge of the geology of the terrain also helps me to assess the type of terrain I will encounter: very stony, dry, earthy, etc. I also look at the gradient percentages to see whether I should stick to the route or try to go around it where possible (I do this for climbs, but I admit I don’t pay as much attention to descents, as I like gravel enduro…).

I’m leaving for three days to visit a few places where I want the participants to pass through. It’s also a way for me to participate in the event, not only as an organiser but also to share the adventure twice over. I really enjoy knowing that the participants in our ultra-distance raid will be passing through here and there, and I’m preparing a few surprises for them, Ô Gravel style: a magnificent site, a difficult passage, an unusual route to reach a well-known site, etc.

It’s also a way of being credible: of course, if I took part in the adventure, I wouldn’t finish it as quickly as some of the Formula 1 drivers who take part, but I can say, ‘I’ve been there too, loaded down, I know what I’m talking about’…
I often write that average speed is not important to me (unless I have to catch a ferry to cross the Gironde, a train, or if I have to attend a family gathering or other appointment…), the pleasure of riding, looking around me (I also like riding at night, what can I see, you might ask? What my lights illuminate is enough to give me an idea and opens the doors of my imagination wide). I can ride for quite a long time, so the mileage at the end of a (long) day can be substantial…
I set off with my tent, the forecast is for sunshine and rising temperatures, what a pleasure it is to pitch my tent for a wild bivouac in these conditions, in winter, admittedly near the sea, I already know where I would like to make my first bivouac, we’ll see, chance can hold some nice surprises, as has often been the case on my cycling trips… I’m setting off fully loaded, more so than if I were to tackle this trip against the clock. Fully loaded and self-sufficient, I haven’t taken my little tin of cassoulet with me this time (William and Dominique, if you’re reading this…), but I’ve got enough food with me as some areas are particularly wild… I also want to test a small fan heater that I’ve just bought. It won’t be too cold, but I’ll be able to test it and see how effective it is…
I’m also taking one of my current bedside books with me (I always read two or three books at a time or alternately): Arpenter le paysage – Poètes, géographes et montagnards (Walking the Landscape – Poets, Geographers and Mountaineers) by Martin de la Soudière, a book I’ve already mentioned before.
Two quotes:
‘The only real journey, the only fountain of youth, is not to go to new landscapes, but to have different eyes. To see the universe through the eyes of another, of a hundred others, to see the hundred universes that each of them sees, that each of them is.’ Marcel Proust, In Search of Lost Time. The Prisoner.
« Geography (like history) is a quality fable when the narrator skilfully tells us what he believes he has seen. As he has graphic qualities, he draws landscapes with clarity. When you sometimes visit the place, you realise that you have not been dealing with a liar or a skilled storyteller. […] If the real landscape disappoints you, you are left to admire the talent of the artist and admit that you were unable to see it as he did. » Pierre Sansot, La France sensible

We set off from Mazamet station to climb Montagne Noire. The train had a special bike carriage with space for at least 12 bikes on the floor rather than suspended, and seats next to the bikes, which was great. This carriage runs on lines in the Occitanie region. See the timetable at:

https://www.lio-occitanie.fr/je-me-deplace-a-velo/train-velo-un-train-special-pour-le-cyclotourisme-en-occitanie

Some sections will be part of the Occitanie programme, others will serve as connections, or I will take advantage of being in the area to visit them.

I choose the climb from Albine via the superb forest road that leads to Roc d’Albine, then to Plo d’Enbayle, Col de la Salette and Serre d’Alaric, a superb track with superb views of the valleys and the Pyrenees.

The first fallen trees, Goretti and Nils (I know a Nils, but he’s not very stormy) have caused a lot of damage throughout the area, a vegetal carnage, it’s not just the old trees that have been affected… It’s not a big deal if it prevents a bicycle from passing. My thoughts go first to nature and its biodiversity, and of course to those who have been injured or killed… I don’t know how animals react to this, perhaps they anticipate it and take shelter…
You can get past one tree, or walk around it, but several trees is another story…
Big problem in Sainte-Colombe above Rieussec: I want to follow the Forestière des Trois Boules to reach the Col des Deux-Aires above Pardaillan. I park my bike, there are dozens of fallen trees, piled up like straw… I walk several hundred metres and turn back. I don’t know if they will be cleared in April, so I make a big change to my plan. I take the (superb) Forestière de la Boriette to descend towards the Col de la Benne and Saint-Pons-de-Thomières. I abandon the Saint-Chinian option and think of something else that will also be very interesting… I know what comes next, so I take the shortest or simplest route and head for the Passa Païs to Bédarieux.

I spent a lot of time checking whether certain tracks were blocked, trying to get through, passing a tree, etc. If the road isn’t cleared by April, there will be a place where a little scrambling will be necessary… I’ll also have to check the entire section between Sorèze and Pic de Nore…

I arrive in Bédarieux quite late, stop to eat a salad with some protein (it is a salad, after all!), a sugary drink, refill my water bottles, and get ready to cycle about 50 kilometres at night to reach the Thau lagoon in Mèze.

Just before Mèze, I find the ideal spot to pitch my tent: a meadow with a small grove of trees, under which I set up camp. I always pitch my tent under trees or shrubs or at the edge of a forest, as the ground is often drier there and there is no condensation or humidity at night. The proof is that in the morning, only the tent’s entrance canvas is wet, as it was sticking out from under the shelter I had chosen.

When camping in the wild, I always try to find a discreet spot, but I still lock my bike with its heavy lock (yes, it’s heavy, but I sleep soundly).

The Occitanie 600 2026 has the subtitle ‘See the sea’. With this new route to map out and the mileage it will represent, I will see if I will propose the detour via Sète and Mont Saint-Clair as initially planned…

A must-see here: the Gardiole massif for its beautiful trails and views of the sea or the mountains. A popular destination for hikers and mountain bikers. Of the thirty or so people I come across (it’s Sunday), only six are on muscle-powered bikes, the others are on e-bikes. No comment, just an observation. I’ve already written about this subject.

There, I spotted a beautiful mountain range higher up, the hills of La Moure or Montagne de la Moure. If you’re not familiar with it, you’ll understand why the term ‘mountain’ is not misused…

A gruelling 1 km climb to reach the plateau, steep slopes, large rocks, pushing and pulling my loaded bike. I’ll see if I leave that on the Occitanie menu… The site is unique!

I have to remember to veer west to get back to the starting point, which is fine because there’s a magnificent rougier with a pretty lake at Salagou. I’ll get there too late for the drone session but not too late to enjoy the colours and the sunset.
I continue along the lake at night, a superb experience, with a few carp fishermen set up along the lake.

The winds battered the trees, the rain flooded the fields, many roads in the Hérault region were submerged, but I managed to ford them…
We’ll have to think about camping… A wonderful opportunity in the medieval village of Le Puech: a garden with olive trees, landscaped and donated to the municipality by a private individual who bought the land to keep it from being built on and turn it into this shared space. There is a bread oven and a water source nearby, what luxury!
The wind picked up a little while ago and is now blowing strongly. I’m going to pitch my tent against one of the garden walls and under a bay laurel tree. It’s perfect!
Thank you, Mr Bernard Kohn, owner of the property with your children. I’m noting here the quote from Albert Camus that you chose to introduce your garden:
« Each generation, no doubt, believes it is destined to remake the world.
Mine, however, knows that it will not.
But its task is perhaps greater.
It consists of preventing the world from falling apart. »
I dare to think that I have honoured your beautiful garden in my own way.

I’m going to climb back up to the Saint-Amans chapel above Lavalette and swing over to Dio, as planned.

There are many picturesque villages with medieval buildings made of local stone. The castle of Dio dates back to the 11th century and was built on the site of a Visigoth stronghold.

I want to reach the Monts d’Orb (they too deserve their name of mountains…), so I stop at La Tour-sur-Orb for a break, to eat and stock up on supplies. I reach the pretty medieval village of Boussagues.

From there, I head to Graissessac, with its mining history.

Several mountain passes interest me: Col de Serviès and Col de Layrac in particular…

The views from the summits are impressive: nature as far as the eye can see, a few wind turbines in the distance, a few houses in the valleys… You don’t have to go far to travel and feel like you’re in a different world or alone in the world! I often write about this, I advocate for ‘domestic’ gravel tourism, tourism in your country of origin, but I can’t help finding the adjective ‘domestic’ very pejorative… Everywhere in France, you can find such exotic places…

I know what I’m going to suggest to the Occitanie participants from here, but it’s time for me to head back. I descend towards Mècle via another superb forest road and return to the Passa Païs, still downwind…

I set off again towards Saint-Pons-de-Thomières and Mazamet. I stop for lunch in Hérépian.

Last bivouac in a cabin with a restored roof, no tent to pitch. Right on time on Tuesday morning for the train at Mazamet station, the idea of driving all night to get home crossed my mind, but not for long, as the wind was blowing steadily.

Two more days are planned in March to confirm certain passages and prepare the final menu, and then I’ll be able to announce, ‘Dinner is served!’

Product review (this isn’t an advert, I paid for these shoes myself)… I use GIRO Blaze winter shoes. The shoe is integrated into a waterproof neoprene bootie, which is very effective, 20/20.

During this reconnaissance, I had to put my foot down several times and push my heavily loaded bike, which wasn’t a problem, especially on very rocky and sometimes steep paths… The soles didn’t hold up, though, and for the first time since I’ve had them, they’re completely worn out 0/20, so I’m walking on the cleats. For shoes labelled as mountain biking shoes, that’s not good. I had the same problem with Swiss SUPLEST shoes (very high-end) that were damaged on the first slightly challenging ride (in the sense of ‘You’re going to push or carry…’). It would be good if brands specified that these shoes are not meant to be walked in, that they are designed to stay attached to the pedals… Especially when they are rather high-end shoes…

Translated with DeepL.com (free version)

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