Antépénultièmes vérifications, Occitanie 600 2026 – Also in english

Journée difficile, pas les cannes, quand je souligne ça dans mes publications je le fais sans fanfaronnade ou fausse modestie cachée, il suffit de regarder les données chronométriques pour le comprendre.

Avant-dernier week-end (samedi au départ de Saint-Gervais-sur-Mare et dimanche de Brassac avec nuit dans la voiture) consacré aux vérifications du tracé de l’Occitanie 600 2026 suite aux dégâts causés dans les massif par les dernières tempêtes. Les vents soufflent fort sur la Montagne Noire, l’Espinouse ou les Monts d’Orb, mais là c’est à un véritable carnage végétal qu’il faut faire face, et par endroit des phénomènes types tornades ont dû se produire car des espaces plus restreints sont totalement ravagés à côté d’espaces préservés.
Les conifères sont plus touchés. Ils représentent 60% de la surface forestière du Haut-Languedoc ou de la Montagne Noire, concurrençant hêtres, chênes ou châtaigniers.
Douglas, épicéas, pins sylvestres entre-autres ont été plantés pour l’exploitation forestière dans le cadre du Fonds forestier national du XXème siècle, même si certains y sont présents naturellement, comme le sapin pectiné.
Les Monts d’Orb gardent une dominante plus méditerranéenne avec par exemple le chêne vert.
Une part notable des forêts de production appartient à de grands propriétaires privés institutionnels ou à des groupements (banques, assurances) avec coexistence de forêts publiques, de petits propriétaires privés, de groupements forestiers et de grands acteurs.
Pour les tempêtes et la meilleure tenue relative des feuillus, plusieurs choses sont à noter :
– Les conifères gardent souvent une couronne plus exposée en hiver, offrent une plus forte prise au vent, et certains ont un enracinement moins favorable selon le sol.
– Les feuillus caducs, sans feuilles en hiver, opposent souvent moins de résistance aérodynamique.
– Les peuplements feuillus sont aussi parfois plus mélangés et moins uniformes, ce qui amortit les dégâts.
La casse nette des conifères peut aussi être aggravée par des arbres très élancés, par des défauts mécaniques du bois, ou par un état de stress préalable.

Olargues

Journée difficile. Je prends la trace prévue à l’envers, pour éviter une grosse et longue montée en fin de journée, aussi dans l’espoir d’avoir le vent de dos au retour et fin de journée … Non, en fait je me suis trompé, c’est après coup que j’ai pensé à ça … Grosse erreur concernant le vent que j’aurai de face en fin de journée, glacial, – 3°C et ressenti moindre encore.
Vont s’ajouter à cela un problème avec mon téléphone (plus de batterie alors qu’elle était à 100 % le matin et pas de batterie externe, je ne la prends pas quand je pars à la journée, et pas la connectique pour brancher sur la dynamo) et problème sur ma lampe frontale (résolu ensuite, mon éclairage sur dynamo fonctionne bien mais je couple les deux quand je suis sur des pistes ou des chemins plus sauvages, pas de pollution lumineuse dans le coin, à part les lumières clignotantes au sommet de éoliennes très nombreuses). Pas rassuré donc … Pas les bons gants non plus, je résoudrai ça le dimanche avec trois épaisseurs : sous-gants en laine, gants légers, gants de pluie néoprènes, mêmes si tu transpires un peu à l’intérieur, tu n’as pas froid, la température est maintenue. Comme avec le multi épaisseurs sur le haut du corps, tu peux être un peu « dans ton jus » mais tu n’as pas froid …

Malgré cela la balade aura été bien belle, des montées façon cols du Tour de France, de superbes pistes forestières et la fin de journée en beauté au repas des chasseurs organisé par l’association Diane de Bagatelle de Saint-Gervais-sur-Mare qui organisait un concours de meutes sur le week-end. Pas de fusil, la meute et son propriétaire doivent trouver le plus rapidement possible le sanglier et lancer la poursuite.

J’ai d’ailleurs croisé certains participants dans la montée au Col de Madale via le Col de Pierre Plantée.

J’avais repéré le matin les chapiteaux de l’association (des tout-terrains et des hommes et femmes en orange, comme moi) et j’y suis repassé à la nuit en vélo, beaucoup de monde, de la musique, j’ai pensé à un repas de chasseur, donc à de la bonne chère et c’est en questionnant des gens qui visiblement s’y rendaient que je me suis dit que la journée allait vraiment bien se terminer.
Je discute avec les chasseurs, j’en connais moins que de cyclistes, j’ai déjà eu affaire avec des cyclistes cons, deux fois en trente ans de pratique avec des chasseurs cons, il n’y en a donc proportionnellement pas plus que dans les autres franges de la population. La seule différence est que le chasseur con est armé.
Je discute souvent avec les chasseurs, c’est toujours cordial, je considère que comme moi ils profitent de la nature et que leur plaisir premier est de s’y promener.
Moment très convivial, une viande de biche tendre comme du beurre (elle a été longuement marinée pour cela, il y a plusieurs recettes de marinade acide et aromatique), discussion sympa avec un des responsables de l’association et le match de rugby ! De quoi bien récupérer avant de rejoindre Brassac (dans le coin, il y a du relief et des virages, les fous du volant ne font pas de vieux os).

Un sujet m’interroge sur la chasse : les réintroductions de gibier d’élevage. J’ai déjà écrit sur le faisan d’élevage moins craintif, à l’envol différent et qui résiste moins bien.
Le sanglier n’a jamais disparu de France. Ses populations étaient très faibles au milieu du XXème siècle (environ 36 000 sangliers tirés en 1973, environ 881 000 en 2025).
Dans les années 60 et 70, les élevages et les lâchers de gibiers variés vont commencer, suite à l’effondrement du petit gibier de plaine (perdrix, lièvre) lié à plusieurs facteurs (dont la disparition des haies et taillis et la forte pression de la chasse). Malgré tout, la grande majorité des sangliers chassés aujourd’hui sont issus de populations sauvages.
La population totale est estimée aujourd’hui entre 1 et 2 millions d’individus en France.
L’agriculture moderne (maïs, donc nourriture abondante), les hivers plus doux, l’extension des forêts et des friches, la gestion cynégétique favorable au grand gibier depuis les années 1970 ont favorisé l’explosion démographique du sanglier et des autres gros gibiers. Aujourd’hui le sanglier est considéré nuisible.
D’ailleurs le sanglier français actuel n’est pas exactement le même qu’au XIXème siècle, surtout d’un point de vue génétique. La principale raison est l’hybridation avec des porcs domestiques (volontaire ou accidentelle), ce qui a parfois donné ce qu’on appelle familièrement le “cochonglier”.
Des analyses d’ADN montrent que beaucoup de sangliers européens possèdent une proportion variable de gènes de porc domestique mais il est important de noter que la plupart des sangliers restent majoritairement sauvages génétiquement, l’hybridation est localisée et variable selon les régions.
Autrement dit, le sanglier moderne n’est pas un simple “cochonglier”, mais une population sauvage dans laquelle des gènes domestiques se sont parfois introduits. Le sanglier et le porc domestique appartiennent à la même espèce, mais leurs populations ont évolué différemment pendant des milliers d’années.
Les chercheurs disposent aujourd’hui de bases de données génétiques contenant des profils d’ADN de sangliers sauvages « historiques » et des profils de nombreuses races de porcs domestiques.
Ils comparent ensuite l’ADN d’un animal capturé avec ces références
Certains gènes domestiques sont faciles à repérer car ils sont liés à des traits sélectionnés chez le porc : croissance rapide, reproduction plus précoce, robe plus claire ou tachetée, oreilles plus tombantes.
Ces gènes apparaissent parfois dans les populations de sangliers actuelles.

Lac de Vézoles

Et pour en revenir aux cons, j’en croise par contre souvent en voiture, deux beaux exemplaires sur le week-end : samedi dans la montée au Madale avec un automobiliste qui veut me doubler deux fois dans des virages à droite successifs sans aucune visibilité et par deux fois un véhicule est arrivé en face, tout ça pour gagner quelques dizaines de secondes … Et dimanche sur une route près des Rochers du Sidobre avec un véhicule qui me frôle alors que la route est large …

Deux montées façon cols du Tour de France : Col de Pierre plantée (répertorié, des balises sont installées pour vous informer de votre avancée dans l’ascension) puis Col de Madale (un peu plus de 10 km), montée à Vezoles par Riols jusqu’au Col du Carabétou via le Col de Tarbouriech (un peu plus de 11 km).

Hasard agréable : une stèle en l’honneur de Vélocio a été érigée à la Pierre Plantée.
Vélocio, de son vrai nom Paul de Vivie (1861-1930), est une figure majeure du cyclisme français et un pionnier du vélo moderne. Ingénieur et rédacteur, il a popularisé le dérailleur à vitesses multiples et défendu le vélo comme outil de santé, d’éducation et de liberté. Fondateur de la revue Le Cycliste, il a promu le cyclotourisme et les longues randonnées, notamment dans les massifs du Massif central et des Pyrénées. Cette stèle rend hommage à son esprit d’innovation et à sa passion pour la montagne et les routes françaises.

J’ai ensuite traversé la Forêt des Écrivains combattants pour descendre dans la vallée pour suivre la Passa Païs jusqu’à Riols pour remonter sur le plateau au magnifique site du Saut de Vézoles (qui s’écrit aussi Vesoles pour certains) sur lequel j’ai déjà écrit.
La Forêt des écrivains combattants rend hommage aux écrivains morts pour la France, d’abord ceux de 1914-1918, puis aussi ceux de 1939-1945.
Son origine remonte au début des années 1930. Après les graves inondations de 1930, le reboisement des pentes dénudées est encouragé ; l’Association des écrivains combattants décide alors de créer une forêt commémorative. Le projet prend forme en 1931, avec des plantations sur plus d’une centaine d’hectares.
Le site est surtout connu pour sa « Croix de guerre » monumentale et pour ses allées bordées de stèles portant des noms d’écrivains.
La forêt a ensuite été intégrée au domaine de l’État, puis réaménagée après des incendies survenus en 1983. Une importante réhabilitation a été inaugurée le 30 septembre 2016, avec de nouvelles stèles regroupées le long d’un parcours d’environ 1,7 km.
Aujourd’hui, c’est à la fois un lieu de promenade, de recueillement et de découverte patrimoniale, souvent présenté comme l’un des sites forestiers remarquables de l’Hérault.

Le massif de l’Espinouse constitue une zone de transition remarquable entre influences méditerranéennes et montagnardes, ce qui façonne des paysages variés de forêts, landes, crêtes balayées par les vents et tourbières. Il offre de larges panoramas et une biodiversité riche, dans un environnement à la fois sauvage, humide et lumineux. On trouve aussi des mouflons. Le mouflon réintroduit dans l’Espinouse est issu de souches corses, comme la plupart des populations continentales françaises. Plus précisément, il s’agit du mouflon méditerranéen dérivé du mouflon de Corse, parfois hybridé sur le continent avec des moutons domestiques.
La raison initiale était surtout conservatoire et cynégétique : protéger et implanter sur le continent une population viable de mouflons corses, alors en forte régression dans leur aire d’origine, au sein d’une future réserve de chasse du Caroux. Le projet, mené à partir de 1956, s’inscrivait aussi dans la perspective du projet de Parc national du Caroux et d’un site d’étude scientifique.
Ensuite, cette introduction a pris une dimension territoriale plus large : le mouflon est devenu une espèce emblématique du Caroux-Espinouse, à la fois objet de suivi scientifique, de gestion de la faune et de valorisation touristique.

Le vent souffle fort dans ces secteurs, c’est pour cela qu’on y trouve autant d’éoliennes (il y a peu d’habitations aussi). Sur l’Espinouse et les Monts d’Orb : les vents dominants sont souvent d’Ouest à Nord-Ouest, en provenance de l’Atlantique et du Massif central occidental. On relève aussi des vents de secteur Sud et Sud-Est, plus chauds et secs, venant de la Méditerranée, surtout en été.

Sur le Sidobre, l’exposition moins abrupte mais similaire, avec dominance des vents d’Ouest et Nord-Ouest, parfois rafales marquées sur les crêtes. Le vent d’Ouest peut être plus froid que le vent méditerranéen du Sud, surtout en hiver, car il transporte de l’air océanique humide et frais. Toutefois, en été, il est plus tempéré que le vent du Nord ou du Nord-Est, qui amène de l’air continental très froid.

Ces massifs culminent à plus de 1000 m, les hivers peuvent y être rudes …

J’ai déjà écrit sur les maquis installés dans ces massifs, la stèle érigée au Col de Fontfroide leur rend hommage.

On trouve aussi plusieurs mégalithes, vestiges préhistoriques généralement datés du Néolithique ou de l’Âge du bronze. Il s’agit surtout de pierres levées (menhirs) et parfois de dolmens, souvent isolées sur des crêtes ou dans des clairières, servant probablement à des fonctions rituelles, funéraires ou de repérage territorial. Les matériaux utilisés sont les granites et gneiss locaux, faciles à trouver dans ces massifs.
Dans le cadre moderne, la Communauté de communes Monts de Lacaune et Montagne du Haut-Languedoc a installé quatre totems monumentaux à l’entrée de son territoire. Ces « portes » symbolisent la culture, la mémoire et l’identité locale en rappelant les mégalithes anciens, tout en créant un repère visuel contemporain pour les habitants et les visiteurs. Chaque totem est généralement situé sur un axe routier stratégique et stylisé pour évoquer la verticalité des pierres levées tout en intégrant des éléments artistiques modernes, symbolisant la continuité entre patrimoine préhistorique et identité territoriale actuelle.
Je ne connaissais pas ces totems, j’en ai vu deux, au premier je n’ai pas été très inspiré, il m’a fait penser aux statues des chevaliers cathares que l’on peut voir sur l’Autoroute A61 à hauteur de Narbonne :
« C’est quelqu’un au-dessus de la Loire qui a dû dessiner les plans.
Il a oublié sur la robe
Les tâches de sang » comme le chante Cabrel.
Au deuxième, j’ai mieux compris et ai trouvé intéressant cet hommage à nos ancêtres préhistoriques.

Sur le retour, j’ai suivi le GR7 / GRP Haut-Languedoc et Vignobles / GRP Tour des Monts et Lacs en Haut-Languedoc / Grande Traversée d’Hérault sur la bien nommée et bien ventée Piste des Crêtes.

Impressionnant le nombre d’arbres fauchés par les tempêtes, une bonne séance de bartassage après le Saut de Vézoles.

Avec le problème de téléphone et d’éclairage, j’ai pris l’option fin de balade par la route, bien m’en a pris car ainsi j’ai pu vérifier que les chasseurs concluaient leur journée par ce bon repas et le match (amis anglais, belle fin de match non ? De quoi bien calmer les ardeurs de votre troisième ligne Henry Pollock …).

Thierry

La trace / The track : https://www.visugpx.com/ky0fNkCrnp

Penultimate checks, Occitanie 600 2026 – Also in French

A tough day, no doubt about it; when I highlight this in my posts, I do so without boasting or any hidden false modesty – you only need to look at the timing data to see that.

The penultimate weekend (Saturday starting from Saint-Gervais-sur-Mare and Sunday from Brassac, with a night in the car) was spent checking the route of the Occitanie 600 2026 following the damage caused in the mountains by the recent storms. Strong winds blow across the Montagne Noire, the Espinouse and the Monts d’Orb, but here we are faced with a veritable carnage of vegetation, and in places tornado-like phenomena must have occurred, as smaller areas lie completely ravaged alongside preserved ones.
Conifers are the most affected. They account for 60% of the forest area in the Haut-Languedoc and the Montagne Noire, competing with beech, oak and chestnut trees.
Douglas firs, spruces and Scots pines, amongst others, were planted for timber production under the National Forestry Fund in the 20th century, although some species occur naturally, such as the silver fir.
The Monts d’Orb retain a more Mediterranean character, with the holm oak, for example.
A significant proportion of commercial forests belongs to large private institutional owners or groups (banks, insurance companies), alongside public forests, small private owners, forestry groups and major players.
Regarding storms and the relatively better resilience of deciduous trees, several points are worth noting:
– Conifers often have a more exposed crown in winter, offer greater wind resistance, and some have less favourable rooting depending on the soil.
– Deciduous trees, being leafless in winter, often offer less aerodynamic resistance.
– Deciduous stands are also sometimes more mixed and less uniform, which mitigates damage.
The clean breakage of conifers can also be exacerbated by very slender trees, mechanical defects in the wood, or a pre-existing state of stress.

A tough day. I take the planned route in reverse, to avoid a long, steep climb at the end of the day, and also in the hope of having the wind at my back on the return journey and at the end of the day… No, actually I was wrong; it was only afterwards that I thought of that… A big mistake regarding the wind I’d be facing at the end of the day – freezing, -3°C and feeling even colder.
Added to that was a problem with my phone (the battery was flat even though it was at 100% in the morning, and I didn’t have a power bank – I don’t take one when I’m out for the day – nor the connector to plug into the dynamo) and a problem with my head torch (later resolved; my dynamo-powered light works fine, but I use both when I’m on tracks or wilder paths – there’s no light pollution in the area, apart from the flashing lights on top of the numerous wind turbines). So I wasn’t feeling reassured… Not the right gloves either; I’ll sort that out on Sunday with three layers: wool under-gloves, light gloves, neoprene rain gloves – even if you sweat a bit inside, you don’t get cold, the temperature is maintained. Just like with the layered top half, you might get a bit ‘sweaty’, but you don’t get cold…

Despite this, it was a lovely walk: climbs reminiscent of the mountain passes on the Tour de France, superb forest tracks, and a splendid end to the day at the hunters’ dinner organised by the Diane de Bagatelle association of Saint-Gervais-sur-Mare, which was holding a pack competition over the weekend. No guns allowed; the pack and its owner must find the wild boar as quickly as possible and give chase.

I actually came across some of the participants on the climb up to the Col de Madale via the Col de Pierre Plantée.

I’d spotted the association’s marquees that morning (4x4s and men and women in orange, like me) and I cycled back there at night; there were lots of people, music, I thought of a hunter’s meal, meaning good food, and it was whilst asking people who were clearly heading there that I realised the day was going to end really well.
I chat with hunters; I know fewer of them than cyclists. I’ve had to deal with idiotic cyclists twice in thirty years of cycling, whereas I’ve only encountered idiotic hunters twice in the same period, so proportionally there aren’t any more of them than in other sections of the population. The only difference is that the idiotic hunter is armed.
I often chat with hunters; it’s always friendly. I reckon that, like me, they enjoy the countryside and that their main pleasure is simply walking there.
A very convivial moment: venison as tender as butter (it had been marinated for a long time to achieve this; there are several recipes for acidic and aromatic marinades), a friendly chat with one of the association’s leaders, and the rugby match! Just what I needed to recharge my batteries before heading to Brassac (the terrain in this area is hilly and winding; reckless drivers don’t live to a ripe old age).

One thing asked me about hunting: the reintroduction of farmed game. I have previously written about farmed pheasants, which are less wary, have a different flight pattern and are less resilient.
Wild boar never disappeared from France. Their populations were very low in the mid-20th century (around 36,000 wild boars shot in 1973, around 881,000 in 2025).
In the 1960s and 1970s, the breeding and release of various game species began, following the collapse of small lowland game populations (partridges, hares) due to several factors (including the disappearance of hedgerows and coppice woodland and heavy hunting pressure). Despite this, the vast majority of wild boars hunted today originate from wild populations.
The total population is currently estimated at between 1 and 2 million individuals in France.
Modern agriculture (maize, and therefore abundant food), milder winters, the expansion of forests and fallow land, and game management favouring large game since the 1970s have contributed to the population explosion of wild boar and other large game. Today, the wild boar is considered a pest.
Moreover, the wild boar found in France today is not exactly the same as that of the 19th century, particularly from a genetic perspective. The main reason is hybridisation with domestic pigs (whether deliberate or accidental), which has sometimes resulted in what is colloquially known as the ‘cochonglier’.
DNA analyses show that many European wild boars possess a variable proportion of domestic pig genes, but it is important to note that most wild boars remain predominantly wild genetically; hybridisation is localised and varies from region to region.
In other words, the modern wild boar is not simply a ‘hybrid pig’, but a wild population into which domestic genes have occasionally been introduced. The wild boar and the domestic pig belong to the same species, but their populations have evolved differently over thousands of years.
Researchers now have genetic databases containing DNA profiles of ‘historical’ wild boars and profiles of numerous breeds of domestic pigs.
They then compare the DNA of a captured animal with these references.
Certain domestic genes are easy to spot as they are linked to traits selected in pigs: rapid growth, earlier reproduction, lighter or spotted coats, and drooping ears.
These genes sometimes appear in current wild boar populations.

And getting back to idiots, I do, however, often come across them when I’m driving; I had two fine examples over the weekend: on Saturday, on the climb up to Madale, a driver tried to overtake me twice on a series of right-hand bends with zero visibility, and on both occasions a vehicle was coming the other way – all just to save a few seconds… And on Sunday on a road near the Rochers du Sidobre, a car came dangerously close to me even though the road was wide…

Two climbs reminiscent of Tour de France mountain passes: Col de Pierre Plantée (officially marked, with signposts to show your progress up the climb) then Col de Madale (just over 10 km), a climb to Vezoles via Riols up to the Col du Carabétou via the Col de Tarbouriech (just over 11 km).

A pleasant coincidence: a memorial to Vélocio has been erected at La Pierre Plantée.
Vélocio, whose real name was Paul de Vivie (1861–1930), was a leading figure in French cycling and a pioneer of the modern bicycle. An engineer and writer, he popularised the multi-speed derailleur and championed the bicycle as a tool for health, education and freedom. As founder of the magazine Le Cycliste, he promoted cycle tourism and long-distance rides, particularly in the Massif Central and the Pyrenees. This memorial pays tribute to his innovative spirit and his passion for the mountains and the roads of France.

I then crossed the Forest of the Combatant Writers to descend into the valley and follow the Passa Païs to Riols, before climbing back up to the plateau to the magnificent site of the Saut de Vézoles (also spelled Vesoles by some), about which I have written previously.
The Forest of Writers Who Fought pays tribute to the writers who died for France, first those of 1914–1918, and later those of 1939–1945.
Its origins date back to the early 1930s. Following the severe floods of 1930, the reforestation of the bare slopes was encouraged; the Association of Combatant Writers then decided to create a commemorative forest. The project took shape in 1931, with trees planted across more than a hundred hectares.

The site is best known for its monumental ‘Croix de Guerre’ and for its avenues lined with steles bearing the names of writers.
The forest was subsequently incorporated into the State estate, then redeveloped following fires in 1983. A major restoration project was inaugurated on 30 September 2016, featuring new memorial stones grouped along a 1.7-kilometre trail.
Today, it is a place for walking, reflection and exploring the local heritage, often cited as one of the Hérault’s most remarkable forest sites.

The Espinouse massif forms a remarkable transition zone between Mediterranean and mountainous influences, giving rise to varied landscapes of forests, moors, windswept ridges and peat bogs. It offers sweeping panoramic views and a rich biodiversity, within an environment that is wild, damp and light-filled. Mouflon sheep are also found here. The mouflon reintroduced into the Espinouse originates from Corsican stock, like most mainland French populations. More specifically, it is the Mediterranean mouflon derived from the Corsican mouflon, which has sometimes hybridised on the mainland with domestic sheep.
The initial motivation was primarily conservation and hunting-related: to protect and establish a viable population of Corsican mouflon on the mainland—which was then in sharp decline in its native range—within a future Caroux hunting reserve. The project, launched in 1956, was also part of the plans for the Caroux National Park and a scientific research site.
Subsequently, this introduction took on a broader territorial dimension: the mouflon became an emblematic species of the Caroux-Espinouse region, serving as the subject of scientific monitoring, wildlife management and tourism promotion.

The wind blows strongly in these areas, which is why there are so many wind turbines there (there are also few homes). In the Espinouse and the Monts d’Orb: the prevailing winds are often from the west to north-west, blowing in from the Atlantic and the western Massif Central. There are also winds from the south and south-east, which are warmer and drier, coming from the Mediterranean, especially in summer.

On the Sidobre, the terrain is less steep but similar, with prevailing westerly and north-westerly winds, sometimes with strong gusts on the ridges. The westerly wind can be colder than the southerly Mediterranean wind, especially in winter, as it carries cool, moist ocean air. However, in summer, it is milder than the northerly or north-easterly wind, which brings very cold continental air.

These mountain ranges rise to over 1,000 m, so winters can be harsh…

I have previously written about the maquis found in these mountain ranges; the stele erected at the Col de Fontfroide pays tribute to them.

There are also several megaliths, prehistoric remains generally dating from the Neolithic or Bronze Age. These are mainly standing stones (menhirs) and occasionally dolmens, often standing alone on ridges or in clearings, and were probably used for ritual, funerary or territorial marking purposes. The materials used are local granite and gneiss, which are readily available in these mountain ranges.
In the modern context, the Monts de Lacaune and Montagne du Haut-Languedoc Community of Communes has installed four monumental totems at the entrance to its territory. These ‘gates’ symbolise local culture, memory and identity by evoking the ancient megaliths, whilst creating a contemporary visual landmark for residents and visitors alike. Each totem is generally situated on a strategic road and designed to evoke the verticality of standing stones whilst incorporating modern artistic elements, symbolising the continuity between prehistoric heritage and current territorial identity.
I wasn’t familiar with these totems; I saw two of them. The first one didn’t really inspire me; it reminded me of the statues of Cathar knights that can be seen on the A61 motorway near Narbonne:
‘Someone up by the Loire must have drawn the plans.
He forgot on the robe
The bloodstains”, as Cabrel sings.
With the second one, I understood it better and found this tribute to our prehistoric ancestors interesting.

On the way back, I followed the GR7 / GRP Haut-Languedoc and Vignobles / GRP Tour des Monts et Lacs en Haut-Languedoc / Grande Traversée d’Hérault along the aptly named and windy Piste des Crêtes.

It was striking to see the number of trees felled by the storms; I had a good bit of scrambling after the Saut de Vézoles.

Given the issues with my phone and the lighting, I decided to head back by road – and I’m glad I did, as it meant I could see the hunters rounding off their day with a hearty meal and the match (my English friends, what a finish to the match, wasn’t it? Just the thing to cool down your third-row forward Henry Pollock a bit…)

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