Dernières vérifications dans la Montagne Noire, elle est encore à l’honneur sur cette troisième édition de l’Occitanie 600, j’en parle souvent, le massif est superbe, varié, riche en possibilités de balades en tous genres.






Dernières vérifications donc entre Arfons et le Pic de Nore avec trois lacs de la Montagne Noire (Lampy, Galaube, Laprade) et un bout de Rigole au programme … Peut-être la plus belle boucle vers le Pic de Nore que j’ai pu faire au départ du plateau (les hauteurs de la Montagne Noire par endroits peuvent être comparées à un plateau mais elles peuvent être très vallonnées), quelques passages où je n’étais jamais passé, d’autres où j’étais passé mais dans l’autre sens.
Une belle alternance de chemins et de belles pistes pour rejoindre Pradelles-Cabardès à l’aller, un bout de Rigole de la Montagne Noire (elle est incontournable, et si agréable), la montée « classique » au Nore par la route, et au retour une succession de belles pistes blanches et grises, la descente depuis Nore avec un passage assez particulier comme je les aime, quelques bons raidards (le menu a été copieux, solide, ça se gagne) et la descente (incontournable) sur Arfons, passage au Mémorial de Fontbruno, le massif a été marqué par l’histoire … Le peu de goudron de la fin peut être contourné par des pistes.







Le Pic de Nore se voit de (très) loin, aujourd’hui les conditions météo étaient parfaites : soleil, température clémente pour la saison, peu de vent. Des restes de neige près du sommet, les conditions peuvent (très) vite y changer.

Les éoliennes font maintenant partie de notre paysage, les parc éoliens sont en pleine extension sur la Montagne Noire et ailleurs. Comme les usines de compostage, comme les méthaniseurs, ces installations sont utiles, plaident pour une économie ou des consommations énergétiques plus écologiques mais personne ne les veut près de chez soi (moi non plus, pour les éoliennes le bruit peut être très fort, pour le reste c’est l’odeur et le trafic des camions), on les installe donc dans des lieux peu fréquentés, flore et faune n’ont pas d’avis à donner, ils subissent …
La production électrique éolienne représente environ 10 % de la production électrique française, d’où le fort développement actuel. Une éolienne a une durée de fonctionnement de 20-25 ans, seules les pales posent encore un problème quant au recyclage mais un gros travail est fait sur ce sujet. L’éolien malgré tout pose moins de problèmes écologiques que le nucléaire dont environ 96 % de déchets (uranium, plutonium) sont recyclés mais 4 % (produits de fission + actinides mineurs) sont très dangereux et concentrent l’essentiel de la radioactivité très longtemps. Sans compter les risques en cas d’accident sur les centrales … Les réacteurs nucléaires ont eux une durée de fonctionnement de 40 ans environ, prolongeable à 50 – 60 ans.
La première chose à changer, c’est notre comportement et notre consommation propre.


Les dernières tempêtes ont fait de gros dégâts sur les massifs d’Occitanie, la Montagne Noire a aussi été touchée. De gros dégâts sont aussi causés par les coupes rases dont la généralisation sur les massifs (c’est le cas en Montagne Noire dont beaucoup de forêts appartiennent à des grands groupes bancaires ou d’assurances) posent des réels enjeux environnementaux : destruction de la biodiversité, dégradation des sols (érosion), souvent suivies d’une replantation uniforme (une seule essence) qui sera lente et appauvrie, perturbation du cycle de l’eau (ruissellements accrus, moins d’évapotranspiration, libération du carbone stocke dans la biomasse et baisse de la captation du CO2 et donc impact sur le climat), tout cela pour une récolte certes efficace et mécanisée.

On trouve des bornes de limitation dans le massif : certaines remontent au Moyen Àge, elles servaient à borner les limites de propriétés ou territoires.
Il me semble intéressant de partager ce travail (passionné car il n’y a pas de rémunération et ce n’est pas problématique) de préparation en amont, les lecteurs fidèles de mes publications me pardonneront les redites ou réécrites qui vont suivre …
Il est important aussi d’aller sur le terrain pour vérifier que le tracé de ne pose pas de problème, que ça passe, que le chemin ne semble pas privé, d’autant plus quand on y engage du monde … Et d’autant plus quand des tempêtes passent par là … Cela fait partie malgré tout de l’aventure, et ces aléas climatiques (tempêtes, inondations) peuvent se produire juste avant l’évènement.




Quand je trace sur un territoire que je ne connais pas je fais d’abord des recherches sur le net sur les sites naturels, touristiques, patrimoniaux répertoriés, je cherche aussi les sentiers de randonnée existants (PR, GRP, GR, etc.) ou les circuits VTT répertoriés, c’est gage de passage et (théoriquement) d’entretien. J’aime bien aussi tester les itinéraires bis. Je récupère rarement des tracés publiés (ils peuvent être utiles, il faut en vérifier la date de publication), et si je dois m’en inspirer, je cite les auteurs, même si un tracé .gpx n’a pas de propriétaire.
Je trace avec Openrunner et je jongle avec les fonds de carte : IGN Top25, Opencycle map, vues satellites, petit bonhomme de Street View bien pratique pour vérifier qu’un chemin (avec accès depuis la route) n’est pas fermé, privé, voir s’il est large, comment est le terrain, etc.
Au fur et à mesure du tracé, je vérifie aussi le dénivelé, les pentes, j’y fais particulièrement attention si on doit y passer chargé. Si c’est la seule voie possible et incontournable (site remarquable, trop long détour à faire et trop de route), j’y passe tout de même, quitte à prévoir de descendre pour pousser un peu, pour un évènement organisé il ne faut pas que cela dure trop longtemps … Je suis moins regardant pour les pourcentages négatifs, étant dépositaire auto-proclamé de l’appellation Gravel-enduro et ayant équipé mon Gravel d’une tige de selle télescopique, elle permet d’abaisser son centre de gravité, d’être plus bas, d’appréhender plus en confiance les descentes raides et techniques.




On me pose souvent la question : pourquoi organiser ça en avril, le dicton le dit bien, « En avril, ne te découvre pas d’un fil ». Et même si « En mai, fais tout ce qui te plaît », il peut faire très beau en avril, pas en mai. Jusqu’à assez récemment il était effectivement statistiquement plus probable d’avoir du beau temps en mai ou juin qu’en avril. Mais depuis quelques années, le mois d’avril a pu avoir des notes estivales, cela a été le cas les années précédentes, il est vrai pas pendant la semaine de l’Occitanie 600. Cette année, les conditions météo conditionneront sans doute la pérennité de l’évènement.
Je dois aussi être disponible pour la durée de l’évènement, donc en congés, je n’ai pas le choix de mes congés, j’ai fixé comme date le premier jour des vacances de printemps de la zone C.
Et l’été ? Il y a pléthore d’évènements de longue ou ultra-distance, je ne vais pas en rajouter … J’ai placé l’évènement au printemps, il y a sur cette période la Desertus bikus, cette année la même semaine il est vrai mais il n’y a pas de concurrence entre les deux évènements et la Desertus est plus longue, plus route aussi et de format différent : elle est chronométrée, il y a un classement, les concurrents doivent eux-mêmes tracer leur route en respectant quelques check-points.
J’ai choisi cette distance, « intermédiaire », pour que ceux qui sont tentés par l’ultra-distance puissent aussi tester, se tester. Attention l’Occitanie peut cacher son jeu, beaucoup de offroad et des passages engagés, ça a surpris pas mal de participants à la première édition même si je ne manque pas de rappeler la vélosophie Ô Gravel … Un tel évènement ne peut pas être facile, même si on y passe les 5 jours max autorisés.
Et si les participants souhaitent s’éloigner légèrement du tracé proposé, coup de fatigue, je monte par la route plutôt que par la forestières, etc. C’est autorisé, je demande juste à en être averti pour ne pas m’inquiéter en vérifiant les suivis. Le principe de l’autonomie est bien là mais on suit tout de même toutes les progressions … Pas de classement, pas de chrono, c’est un challenge, un défi, une aventure humaine ou collective, introspective ou purement sportive ou gravel-touristique, les sites traversés sont aussi choisis pour cela.
L’évènement est à dimension très humaine, 70 places au maximum, à moins de trouver une autre organisation … Les participants viennent de toute la France, certains sont habitués d’évènements plus connus comme les Bikingman, La French Divide, la Gravel to Breizh, Les Géants, la Baroudeuse et tant d’autres, c’est flatteur car ils semblent apprécier l’organisation de l’Occitanie.
La trace / the track : https://www.visugpx.com/mRQPOHlvNI
Final checks, Occitanie 600 2026 – Also in French
Final checks in the Montagne Noire, which once again takes centre stage in this third edition of the Occitanie 600. As I often mention, the mountain range is stunning, varied and offers a wealth of opportunities for walks of all kinds.
So, final checks between Arfons and the Pic de Nore, with three lakes of the Montagne Noire (Lampy, Galaube, Laprade) and a stretch of the Rigole on the itinerary… Perhaps the most beautiful loop towards the Pic de Nore that I’ve ever done starting from the plateau (the heights of the Montagne Noire can in places be compared to a plateau, but they can also be very hilly), with some sections I’d never been through before, and others I’d been through but in the opposite direction.
A lovely mix of paths and beautiful tracks to reach Pradelles-Cabardès on the way out, a stretch of the Montagne Noire’s Rigole (it’s unmissable, and so pleasant), the ‘classic’ climb to Nore via the road, and on the return a succession of lovely white and grey tracks, the descent from Nore with a rather distinctive section just the way I like them, a few good steep sections (the route was substantial and challenging, but it’s worth the effort) and the (unmissable) descent to Arfons, passing the Fontbruno Memorial; the massif has been shaped by history… The short stretch of tarmac at the end can be bypassed via tracks.







The Pic de Nore can be seen from (very) far away; today the weather conditions were perfect: sunshine, mild temperatures for the season, and little wind. There’s still some snow near the summit, and conditions can change (very) quickly up there.

Wind turbines are now part of our landscape; wind farms are expanding rapidly across the Montagne Noire and elsewhere. Like composting plants and anaerobic digesters, these facilities are useful and promote a more environmentally friendly economy and energy consumption, but nobody wants them near their home (neither do I; with wind turbines, the noise can be very loud, whilst with the others it’s the smell and lorry traffic), so they are installed in remote areas; flora and fauna have no say in the matter; they simply have to put up with it…
Wind power accounts for around 10% of France’s electricity generation, which explains the current rapid expansion. A wind turbine has a service life of 20–25 years; only the blades still pose a problem in terms of recycling, but significant work is being done on this issue. Wind power, however, poses fewer environmental problems than nuclear power, where around 96% of waste (uranium, plutonium) is recycled, but 4% (fission products + minor actinides) is highly dangerous and retains the bulk of the radioactivity for a very long time. Not to mention the risks in the event of an accident at power stations… Nuclear reactors have an operational lifespan of around 40 years, which can be extended to 50–60 years.
The first thing we need to change is our own behaviour and consumption.




The recent storms have caused extensive damage to the mountain ranges of Occitanie; the Montagne Noire has also been affected. Significant damage is also caused by clear-cutting; its widespread use in the mountain ranges (this is the case in the Montagne Noire, where many forests belong to large banking or insurance groups) poses real environmental challenges: destruction of biodiversity, soil degradation (erosion), often followed by uniform replanting (a single species) which will be slow and impoverished, disruption of the water cycle (increased runoff, reduced evapotranspiration, release of carbon stored in biomass and a decrease in CO₂ capture, thereby impacting the climate), all for the sake of a harvest that is certainly efficient and mechanised.
There are boundary markers in the mountains: some date back to the Middle Ages; they were used to mark the boundaries of properties or territories.

I think it’s worth sharing this work (which I do out of passion, as there’s no pay involved and that’s not a problem) on the preparatory stages; I hope my loyal readers will forgive any repetition or rewriting that follows …
It is also important to go out into the field to check that the route poses no problems, that it is passable, and that the path does not appear to be private, especially when you’re taking people there… And all the more so when storms are passing through… It is, after all, part of the adventure, and these weather-related hazards (storms, floods) can occur just before the event.


When I’m mapping out a route in an area I’m unfamiliar with, I first do some online research on listed natural, tourist and heritage sites; I also look for existing hiking trails (PR, GRP, GR, etc.) or listed mountain bike circuits, as these are a guarantee of accessibility and (in theory) maintenance. I also like to try out alternative routes. I rarely use published routes (they can be useful, but you need to check the publication date), and if I do take inspiration from them, I credit the authors, even if a .gpx route has no owner.
I plot my route using Openrunner and switch between different map layers: IGN Top25, OpenCycleMap, satellite views, and the handy Street View figure to check whether a path (accessible from the road) is closed or private, to see if it’s wide enough, what the terrain is like, and so on.
As I map out the route, I also check the elevation gain and gradients, paying particular attention if we’ll be riding with a load. If it’s the only possible route and unavoidable (a notable site, too long a detour, or too much road), I’ll go for it anyway, even if it means getting off to push the bike a bit; for an organised event, it mustn’t take too long… I’m less fussy about negative gradients. As the self-proclaimed custodian of the ‘Gravel-enduro’ label and having fitted my Gravel bike with a dropper seatpost, this allows me to lower my centre of gravity, sit lower, and tackle steep, technical descents with greater confidence.
I’m often asked: why organise this in April? As the saying goes, ‘In April, don’t take off a single thread’. And even though ‘In May, do whatever you please’, the weather can be lovely in April, not in May. Until fairly recently, it was indeed statistically more likely to have fine weather in May or June than in April. But in recent years, April has sometimes had a touch of summer about it; this has been the case in previous years, though admittedly not during the week of Occitanie 600. This year, the weather conditions will no doubt determine whether the event goes ahead.




I also need to be available for the duration of the event, so I’ll be on holiday; I don’t get to choose when I take my leave, so I’ve set the date for the first day of the spring holidays in Zone C.
And what about the summer? There’s a whole host of long- and ultra-distance events; I won’t go on about it… I’ve scheduled the event for spring; the Desertus Bikus takes place during this period too – admittedly in the same week this year – but there’s no competition between the two events, and the Desertus is longer, involves more road sections and has a different format: it’s timed, there’s a ranking, and competitors must plot their own route whilst passing through a few checkpoints.
I chose this ‘intermediate’ distance so that those tempted by ultra-distance events can also give it a go and test themselves. Be warned: Occitanie can be deceptive; there’s plenty of off-road terrain and challenging sections, which took quite a few participants by surprise at the first edition, even though I never fail to remind them of the Ô Gravel philosophy… An event like this can’t be easy, even if you take the full five days allowed.
And if participants wish to stray slightly from the proposed route—perhaps due to fatigue, or choosing to take the road rather than the forest track, etc.—that’s allowed. I just ask to be notified so I don’t worry when checking the tracking. The principle of self-reliance is very much there, but we still track everyone’s progress… No rankings, no timings; it’s a challenge, an adventure – whether personal or collective, introspective or purely sporting, or a gravel-touring experience – and the sites we pass through are chosen with this in mind.
The event has a very intimate feel to it, with a maximum of 70 places, unless we can find another organiser… Participants come from all over France; some are regulars at better-known events such as Bikingman, La French Divide, Gravel to Breizh, Les Géants, La Baroudeuse and many others. It’s flattering that they seem to appreciate the way the Occitanie event is organised.
Translated with DeepL.com (free version)












